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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 14:37
Le livre en Inde, un des plus grands marchés de langue anglaise

À l’occasion de la Foire du livre de Francfort, le 14 octobre dernier, l’institut d’étude et d’information des médias Nielsen a présenté une étude inédite sur le marché du livre indien. Commandée par l’Association des Editeurs en Inde (API) et la Fédération des Editeurs Indiens (FIP), l’enquête annonce d’emblée un marché du livre imprimé qui pèserait 3,9 milliards $.

Selon The Bookseller, ce volume positionnerait le pays parmi les plus grands marchés du livre de langue anglaise dans le monde. En effet, l’étude annonce que 55 % des ventes de livres dans le pays s'opèrent dans la langue de Shakepeare quand les livres en hindi représentent quant à eux 35 %. Les deux tiers seraient par ailleurs des livres scolaires. Le secteur pédagogique connaît une croissance particulièrement importante, et des succès retentissants en format numérique.

Un résultat qui n’étonne guère lorsque l'on sait que l’institut annonce un marché du livre éducatif en Inde qui est passé de 63 milliards de roupies (956 millions de $) en 2007/2008 à 186 milliards de roupies pour 2013/2014. Les ventes de livres d’enseignement supérieur ont elles aussi augmenté durant cette période de 16 milliards de roupies (242 millions $) à 56 milliards (849 millions $).

Globalement, le marché du livre enregistrerait un taux de croissance de 20,4 % entre 2011 et 2012 ainsi qu’entre 2014 et 2015, annonce le rapport. De pair avec une augmentation du taux d’alphabétisation qui devrait atteindre 90 % en 2020. Un objectif pour lequel le gouvernement indien met tout en œuvre : des moyens pour l’éducation, les initiatives numériques, et l’externalisation des services d’édition en Inde ont été mis en place. Autant d'opérations qui sont identifiées comme les points forts de l’industrie indienne, note Nielsen.

Assez logiquement, les importations de livres ont donc augmenté à un taux de croissance annuelle composé (TCAC) de 19 % par an depuis 2010, tandis que les exportations ont décollé elles aussi, à 10 %.

Les livres représentent 15% du e-commerce en Inde

L’Inde compterait alors plus de 9000 éditeurs, contrairement aux 19 000 annoncés par les organismes de l’industrie souligne The Bookseller. « Ce chiffre reflète les éditeurs actifs, basés sur le nombre de numéros ISBN émis par l’Agence ISBN dans les 3-4 dernières années », a expliqué Vikrant Mathur, Directeur, Nielsen Book Inde. « Cependant un grand nombre d’éditeurs, en particulier dans les langues indiennes, n’utilisent pas un numéro ISBN, ce nombre est donc peut-être plus représentatif des éditeurs de langue anglaise en Inde », a précisé Shesh Seshadri, Directeur, Lonely Planet Inde, qui a étroitement participé dans l’élaboration du rapport.

Du côté des détaillants, on en compterait 21 000 dans le pays avec une majorité de librairies spécialisées dans l’édition scolaire. Nielson a ensuite identifié environ 1 800 points de vente commerciaux. Tout en soulignant que les livres sont aussi vendus dans des foires et à travers les clubs de livres, ainsi qu’en ligne.

En tout, les ouvrages représentent moins de 1 % du marché total de la vente au détail en Inde. Néanmoins, ils représenteraient plus de 15 % du e-commerce dans le pays. Seul petit bémol soulevé par le rapport : le livre numérique peinerait à décoller en Inde.

En plus de se présenter comme « un outil précieux pour les professionnels de l’édition dans le monde », le rapport se définit comme l’un des plus complets sur le marché indien. « Nous sommes extrêmement heureux d’avoir lancé le rapport ; il est vraiment inédit à plusieurs égards pour ce florissant marché du livre d’impression de l’Inde », a déclaré Prashant Singh, directeur général de Nielsen Inde.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 14:56
50 NUANCES DE GREY: UNE TRADUCTION MARATHON

«J'avais déjà travaillé de façon intensive, mais à ce rythme, jamais.» avoue Denyse Beaulieu. A l'occasion de la sortie du quatrième tome de la saga de 50 Nuances de Greyle 28 juillet en France, intitulé en français Grey: 50 Nuances de Grey par Christian, la traductrice revient sur ce qui a été un véritable marathon de traduction.

Déjà à l'œuvre sur les tomes I et III, Denyse Beaulieu a dû faire face à un nouveau défi. Celle qui surpervise l'adaptation a été obligée de travailler très rapidement. Ainsi, en plus d'elle, deux autres professionnels de la traduction ont été exigés, pour l'adaptation des 576 pages du roman en français. Et cela, en seulement… sept jours. «Chacun s'est mis à sa partie, au rythme de douze heures par jour.» raconte-t-elle.

Pour autant, l'impatience était bien présente. «Avec les deux autres traducteurs, nous étions impatients de découvrir comment l'histoire du tome I était raconté par la voix de Christian Grey.» raconte Denyse Beaulieu.

Certaines conventions ont ainsi été rapidement fixées entre les trois professionnels pour l'adaptation de certains mots. Avec, en outre, une exigence française à laquelle il fallait répondre. «Les habitudes littéraires françaises tolèrent beaucoup moins la répétition du même mot à deux lignes près.» poursuit la traductrice.

Pour éviter une attente trop longue pour les fans français, les éditions Lattès avaient décidé d'avancer la date de parution de six semaines. Le livre, qui devait à l'origine être publié le 10 septembre, sort finalement ce 28 juillet. Et ce, afin d'éviter les traductions pirates sur le web mais également afin de profiter des vacances estivales pour vendre un maximum de livres.

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 19:56
Quelles langues survivront sur Internet?

Nous savons que nous sommes en ce moment dans une période d’extinction linguistique massive. Une des langues du monde cesse d’être utilisée environ toutes les deux semaines, et près de la moitié de celles qui subsistent sont en danger d’extinction ce siècle-ci.

Mais Andras Kornai de l’Académie des sciences hongroise estime que ces chiffres sont en dessous de la réalité parce qu’ils ne prennent pas en compte le fait que très peu de langues développent une présence en ligne.

Techniquement, une langue ne «meurt» que quand son dernier locuteur disparait, mais ce décès est généralement précédé d'un certain nombre de facteurs, comme la disparition de la langue dans le secteur du commerce ou de la politique, sa perte de prestige auprès d’une population en particulier, ou le fait que les jeunes perdent leurs compétences dans cette langue.

Andras Kornai pense que si une langue n’est pas utilisée en ligne –son rapport utilise le terme étrangement religieux d’«ascension numérique»–, cela accélèrera tous ces facteurs.

Par exemple, il existe des Wikipedias actifs pour 287 langues, mais des propositions pour presque deux fois plus de langues. Comme l’écrit le chercheur, «le besoin de créer un Wikipedia est assez largement ressenti dans toutes les langues en ascension numérique». La plupart d’entre eux n’iront pas plus loin parce que, au-delà des activistes et des fans, il n’y existe tout simplement pas un intérêt suffisant pour maintenir un Wikipedia.

Certains groupes linguistiques ont clairement reconnu l’importance d’une présence numérique. Le catalan est parlé par moins de 10 millions de personnes, mais son Wikipedia est le 15e plus important au monde, avec environ 1.600 éditeurs actifs.«Viquipèdia» est vu par ses défenseurs comme un projet nationaliste pour assurer une survie culturelle.

D’autres langues ne s’en sont pas aussi bien sorties en ligne. Le piémontais, par exemple, est toujours parlé par 2 à 3 millions de gens dans le nord de l’Italie, mais sans présence numérique significative, son avenir est en question, malgré les efforts des autorités locales pour le préserver.

En tout, l’étude d’Andras Kornai sur les langues en ligne estime que 5% –au maximum– des 7.000 langues actives dans le monde réussiront leur ascension numérique.

On peut se demander à quel point c’est une tragédie: même si nous perdons une partie de notre identité locale, plus de gens que jamais dans le monde sont désormais capable de communiquer les uns avec les autres. Nous sommes cependant à la veille de ce qui s’annonce comme un tournant-clé dans l’histoire de la culture.

Joshua Keating

Traduit par C.D.

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 14:55
UNE BREVE HISTOIRE DE LA LANGUE ANGLAISE

La langue anglaise est devenue la principale langue internationale de la planète. C'est la langue principale en Grande Bretagne, en Irlande, aux USA, au Canada, en Australie, en Nouvelle Zélande, et dans d'autres pays tels le Botswana et l'Ouganda. Environ 320 millions de personnes parlent anglais comme première langue - à peu près le même niveau que l'espagnol - mais moins que le Mandarin (Chinois) ou le Hindi (langue indienne).


On estime à environ 460 millions le nombre de personnes au monde qui parlent et utilisent l'anglais dans leur vie quotidienne, un total qui n'est dépassé que par le Mandarin - dont la quasi totalité des locuteurs sont en Chine. La langue anglaise est devenue la langue du commerce international, des affaires, de la diplomatie, et du tourisme.


Mais comment donc la langue anglaise a-t-elle atteint une telle position dominante?


Après l'Espagne au 16° siècle, l'Angleterre est devenue la nation coloniale la plus active au 18° et 19° siècles, et les explorateurs et colons britanniques ont amené leur langue avec eux, partout sur la planète. Puis au 20° siècle, ce fut le tour des Etats Unis, devenus la nation la plus puissante, d'étendre encore le développement de l'anglais.


L'importance des entreprises multinationales américaines a fini par imposer la langue anglaise comme langue internationale des affaires, et Hollywood et l'industrie de la musique ont complété le processus, en faisant de l'anglais la langue principale des médias, de la musique et du showbiz..


Mais il y a d'autres facteurs aussi qui ont contribué au développement de la langue anglaise; il s'agit d'aspects de la nature même de la langue anglaise.
Il y a plus de mille ans, alors que la configuration de l'Europe moderne commençait, l'Europe de l'ouest comptait trois zones différentes; à l'est, des tribus parlant des langues slaves, au milieu des tribus parlant des langues germaniques (dont les langues scandinaves), et au sud et à l'ouest se trouvaient des ethnies parlant des langues d'origine romane. A l'extrême ouest se trouvaient également quelques tribus parlant des langues celtiques, telles le gaélique.

A cette époque, l'Angleterre était un pays germanique, la Terre des Angles; la plupart de ses habitants parlaient des langues d'origine germanique (dont des langues scandinaves); une minorité parlait des langues celtiques..


En 1066, la Terre des Angles, England, fut conquise par les Normands, venus de France, qui ont amené dans leurs bagages leur propre langue, le français normand, langue romane.
Au cours des siècles suivants, la vieille langue germanique du peuple anglais, le vieil anglais, s'est mélangée avec la langue française parlé par les nobles, le français normand, pour produire une nouvelle langue : l'anglais. Cette langue fut ainsi assez particulière, dans la mesure où elle s'était formée d'éléments venus de deux familles de langues différentes. Elle était en partie germanique (notamment par sa grammaire et ses structures), en partie romane (notamment une grande partie de son vocabulaire). Les langues celtes ont largement échappé à ce processus, et sont restées en vie en Cornouailles et dans l'ouest des îles britanniques. .
Autrement dit, la langue anglaise a un pied dans chacun des deux camps linguistiques principaux de l'Europe de l'Ouest. La plupart des ressortissants de pays d'Europe occidentale peuvent retrouver des éléments familiers dans la langue anglaise.



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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 14:52
SINDARIN, KLINGON OU DOTHRAKI: CES LANGUES INVENTÉES AU CINÉMA.

Des Minions, en passant par le Seigneur des Anneaux, jusque dans le fameux Game of Thrones, le cinéma, depuis quelques années, excelle dans l'art d'inventer des langues.

Drôles, bizarroïdes, imprononçables, assonances familières, les langues inventées par le cinéma sont multiples. Avec la sortie en salle des Minions, ce mercredi 8 juillet, on retrouvera la langue si particulière des célèbres petites créatures jaunes. Pour « comment ça va ? », ces humanoïdes adeptes de la salopette disent « Como Taki ? ». Le parler « Minion » est d'ailleurs une des armes fatales de ces personnages apparus dans le dessin-animé Moi, moche et méchant. La langue des Minions se compose d'onomatopées et de sons venus du français, de l'anglais, de l'espagnol et de l'italien, avec un zeste de japonais et d'indonésien. Un drôle de mélange développé par leur créateur Pierre Coffin.

L'invention des langues pour et par le cinéma est devenue une création à part entière. Ainsi, en 2013, le Centre Pompidou exposait, lors du Nouveau Festival, des langues inventées pour le 7ème art. A Hollywood, créer des langues est désormais un métier, le « Conlanger ». Des spécialistes inventent ainsi de nouveaux dialectes avec une structure logique pour le compte des blockbusters de science-fiction comme Avatar ou John Carter. L'un des exemples les plus récents est le Dothraki: la langue du peuple de cavaliers nomades inventés par George R. R. Martin dans Game of Thrones.

Pour cette série comme pour l'adaptation du Seigneur des Anneaux, les langues n'ont pas été élaborées par les réalisateurs eux-mêmes, mais simplement retranscrites des romans dont les films sont tirés. J.R.R Tolkien a ainsi créé dix langues et autant d'alphabets pour élaborer l'univers de la Terre du Milieu.

Bernard Blistène, un des organisateurs du festival témoigne : « les langues inventées ont trouvé avec le cinéma un medium et un terrain de développement privilégiés ». « Le film permet d’enregistrer ces langues (...) »conclut-il.

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 13:57
PLUS D’HISPANOPHONES AUX ETATS-UNIS QU’EN ESPAGNE

A l’occasion de la septième journée de l’espagnol (ou Dia del E), le 20 juin dernier, une étude de l’Institut Cervantes révèle qu’il y a davantage de personnes qui parlent espagnol aux États-Unis d’Amérique qu’en Espagne (52 millions de locuteurs contre 46 millions).

Chaque année, l’Institut Cervantes édite son rapport annuel sur l’usage de l’espagnol dans le monde « L’espagnol, une langue vivante » (et notamment dans divers domaines comme la culture, la science et les moyens de communication). Selon le rapport 2015 de cette institution culturelle pour la promotion de la langue espagnole, il y a aujourd’hui plus d’hispanophones aux États-Unis d’Amérique qu’en Espagne.

Un nombre croissant d’hispanophones aux États-Unis d’Amérique

Les États-Unis d’Amérique comptent actuellement 41 millions d’habitants qui ont l’espagnol comme langue maternelle auxquels on peut ajouter 11, 6 millions de locuteurs qui ont des compétences en langue espagnole (surtout des jeunes enfants d’émigrés). Les États fédérés qui comptent le plus d’hispanophones se trouvent au sud du pays (territoires mexicains jusqu’au milieu du XIXème siècle pour la plupart) : le Nouveau-Mexique, la Californie, le Texas, l’Arizona, le Nevada et la Floride. La majeure partie des latinos et hispanophones des États-Unis d’Amérique sont originaires du Mexique (près de 32 millions en 2010).

Actuellement, le Mexique est de loin le pays qui concentre le plus d’hispanophones (121 millions de personnes). Près de 97% des Mexicains ont l’espagnol comme langue maternelle (on dénombre 68 langues « indigènes » selon l’Institut Nationale des Langues indigènes, mais la part de locuteurs de langues « indigènes » diminue de plus en plus). Puis, c’est la Colombie qui compte près de 48 millions d’hispanophones, suivi enfin de l’Espagne, pays de la langue de Cervantes avec 46 millions de locuteurs.

Cependant, la part d’hispanophones aux États-Unis d’Amérique évolue si vite, que ce pays pourrait bien occuper la première place en 2050. En effet, ce rapport précise aussi que les États-Unis d’Amérique seront le premier pays hispanophone en 2050 (avec 132,8 millions d’hispanophones estimés en 2050, selon l’Office de recensement des États-Unis).

La langue espagnole est également fortement présente sur la toile car c’est la troisième langue la plus utilisée sur le net (le français est la quatrième) et la seconde sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter. Sur Facebook, 142 millions de personnes utilisent l’espagnol contre 360 millions pour l’anglais (ils sont 44 millions de personnes à utiliser la langue française). Sur Twitter, 13, 43% des personnes utilisent la langue espagnole (2, 44% pour le français, et 51% pour l’anglais).

Un jour peut-être pour apprendre l’espagnol, il faudra donc se rendre aux États-Unis d’Amérique plutôt qu’en Espagne…

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:58
Lancement du Prix Ibn Khaldoum-Senghor de la traduction

Le Prix de la traduction Ibn Khaldoun-Senghor en sciences humaines a été créé en 2008, conjointement par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Organisation arabe pour l’Éducation, la Culture et les Sciences (ALECSO). Ayant pour objectif de promouvoir la diversité culturelle et linguistique et d’encourager les échanges culturels et littéraires entre le monde arabe et l’espace francophone, ce prix récompense la traduction d’une œuvre du français vers l’arabe et de l’arabe vers le français.

Le Prix de traduction Ibn Khaldoun-Senghor est décerné annuellement en alternance : du français vers l’arabe et de l’arabe vers le français. Il est régi par un règlement approuvé par les deux partenaires.

L’organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (Alecso) et l’organisation internationale de la francophonie (OIF) annoncent l’ouverture de candidatures au prix de la traduction Ibn Khaldoun-Senghor en sciences humaines pur l’année 2015.

Peuvent concourir à ce prix les traducteurs qui répondent aux conditions fixées par le règlement du Prix, en l’occurrence les universités, les instituts d’enseignement supérieur et les centres d’études et de recherches dans le monde arabe et dans l’espace francophone, les associations et les unions nationales dans les pays arabes et dans l’espace francophone, les personnalités nommées et les maisons d’édition.

Les participants doivent présenter un ou plusieurs ouvrages de sciences humaines traduits du français vers l’arabe et de l’arabe vers le français. L’ouvrage ou les ouvrages traduits doivent constituer la première traduction de l’œuvre d’origine.

LES LAURÉATS DES PRÉCÉDENTES EDITIONS :

  • 2014 | Hana Subhi : Docteur ès lettres de l’Université Paris III, professeur de langue française à l’Université Paris-Sorbonne d’Abou Dhabi, elle a été récompensée pour sa traduction du français vers l’arabe de La méthode, Tome 5 : L’identité humaine, l’humanité de l’humanité d’Edgar Morin, publiée par l’Institution Abou Dhabi pour la Culture et le Patrimoine, collection Kalima.

  • 2013 | Mohamed Haddad : Docteur ès lettres de la Sorbonne (Paris), professeur universitaire, spécialiste en civilisation arabe et histoire des religions, il a été récompensé pour sa traduction du français vers l’arabe du Petit traité d’histoire des religions (Plon) de Frédéric Lenoir.

  • 2012 | Ravane Mbaye : Le Professeur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a été récompensé pour sa traduction de l’arabe vers le français de Perles des sens et réalisation dans le flux d’Abû-l-‘Abbas at-Tijani de Sidi Ali Harâzim Ibn Al-‘Arabi Barrâda. L’ouvrage a été publié en 2011, en édition bilingue arabe et française en vis-à-vis, par les Éditions Albouraq (Paris).

  • 2011 | Abdelkader Mhiri et Hammadi Sammoud : Les deux chercheurs de l’Université de la Manouba (Tunis) ont été récompensés pour leur traduction du français vers l’arabe du Nouveau dictionnaire encyclopédique des sciences du langage (Le Seuil, 1995), éditée par le Centre national de traduction de Tunisie en 2010.

  • 2010 | Abdesselam Cheddadi : Professeur chercheur à l’Institut universitaire de la Recherche scientifique de l’Université Mohammad V de Rabat, récompensé pour sa traduction de l’arabe vers le français de l’Autobiographie d’Ibn Khaldoun, éditée par la Maison des Arts, des Sciences et des Lettres (Maroc).

  • 2009 | Hassan Hamzé : universitaire franco-syrien, professeur à l’Université de Lyon 2, récompensé pour la traduction du français vers l’arabe de l’ouvrage de Louis-Jean Calvet "La guerre des langues et les politiques linguistiques" (Éd. Hachette International, France), paru aux éditions de l’Organisation arabe de la traduction sous le titre "Harb al-Loughat wal Siyasat al-loughawiya".

  • 2008 | Le Centre de recherche et de coordination scientifiques (Cercos-Maroc) pour la traduction, de l’arabe vers le français, de l’ouvrage "La raison politique en islam, hier et aujourd’hui" de Mohamed Abed al-Jabri (Éditions La Découverte, Paris, 2007 pour la version française), réalisée par Boussif Ouasti, traducteur, avec la participation de Abdelhadi Drissi et Mohamed Zekraoui, sous la coordination et la révision de Ahmed Mahfoud, directeur du Cercos.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 14:02
La traduction comme source de découverte et de création

La traductologie examine inlassablement les sources de la traduction. Ces études comportent pour toile de fond des débats très relatifs sur la fidélité ou la trahison dont le traducteur fait preuve, qu'il soit « sourcier » ou « cibliste », à savoir qu’il privilégie la langue de départ ou la langue d’arrivée. La traductologie s'intéresse également aux ressources de la traduction en analysant les outils lexicographiques que sont les dictionnaires ou autres glossaires. L'exposition "sources de la traduction », présentée récemment à la Bibliothèque universitaire de Lille, en est un bel exemple. En revanche, il est moins courant d'approcher la traduction en tant que source, à savoir s'intéresser non pas aux sources de la traduction, mais à la traduction comme source.

Une approche historique semble incontournable, car dès l'Antiquité, la traduction fut source de découverte et de création. Cet axe diachronique portera par exemple sur les textes ayant permis de connaître des langages ou des textes disparus ou jusqu'alors indéchiffrés. On pense d'emblée à l'exemple de traduction le plus célèbre de l'Antiquité, la Pierre de Rosette, qui permit à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. On pourra également se pencher sur des traductions de textes perdus, par exemple la traduction de Cicéron des discours d'Eschine et de Démosthène, auquel d'autres textes font référence.

Pourtant, au delà de ces cas de découvertes ou de disparitions, on constatera aussi que, dès l'Antiquité, l'alternance historique entre traduction littérale et traduction libre favorisa un processus de création issu d’un acte de traduire encore pérenne. Dans une approche plus contemporaine la traduction doit aussi être prise comme source de création. De fait, la traduction ne se limite jamais à une simple transposition de sens littéral mais constitue une véritable « re-création », au sens propre d'une seconde vie du texte, à laquelle vient parfois s’ajouter une véritable descendance, dans le cas d’œuvres célèbres imitées ou constamment retraduites. On s'attardera par exemple sur les « re-créations » de l'époque romaine qui s'inspirèrent de textes grecs prestigieux, dans une activité de « traduction-imitation » qui sera reprochée à des auteurs comme Plaute ou Térence. Sans aller jusqu'à l'imitation, la traduction fonctionne aussi par échos puisqu'elle permet, par la prolifération de ses multiples, d'inspirer d'autres auteurs. Les reproches qu’on a pu faire aux traducteurs-imitateurs seront, au Moyen Âge, perçus comme des vertus : Bono Giamboni, par exemple, cite, imite et reprend Prudence sans mentionner sa source. On ne saurait aujourd'hui critiquer des auteurs comme Shakespeare, Molière ou La Fontaine d'avoir abondamment puisé dans ces sources antiques, souvent d'ailleurs par le biais de traductions. On pourrait ainsi revisiter le succès révolutionnaire du Tristram Shandy de Laurence Sterne chez ses confrères européens, comme Diderot ou Pouchkine, qui connurent cette œuvre uniquement en traduction. Nous verrons ainsi que, quelle que soit son degré de fidélité, la traduction sert toujours d'élément de base à la transformation d'un héritage en une culture nouvelle.

La traduction fut aussi source d'inspiration dans des circonstances plus tragiques qui conduisirent à la censure. Par exemple, sous le fascisme italien, de nombreux auteurs se retrouvant au chômage ou sans éditeur eurent recours à la traduction d'abord comme pis-aller, puis comme moyen d'expression. Americana, une anthologie de littérature américaine publiée en 1941 chez Bompiani sous la direction d’Elio Vittorini eut pour traducteurs des auteurs aussi prestigieux qu’Eugenio Montale, Alberto Moravia ou encore Cesare Pavese. Les préfaces et annotations de Vittorini déplurent au Ministero di cultura popolare qui les censura mais qui accepta finalement la traduction, d’abord dépourvue de commentaires, puis préfacée l’année suivante par Emilio Cecchi, auteur jugé moins subversif. Un même phénomène fut observé en Union soviétique du temps de la Guerre froide où, selon le linguiste et théoricien de la traduction Efim Etkin, les poètes russes « communiquèrent avec leur lectorat par l’intermédiaire de leurs traductions de Goethe, Shakespeare, Orbéliani et Hugo ». Ces auteurs réduits au silence traduisirent pour continuer de se faire entendre tout en faisant silence sur une œuvre que, dans le meilleur des cas, ils continuaient secrètement d’écrire. Ainsi, malgré la censure, la traduction, cette deuxième voie, devint désespérément source d'écriture.

SOURCE: fabula.com/ Université Jean-Monnet de Saint-Etienne, colloque internationale sur la traduction

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 12:07
La traduction certifiée : un processus plus complexe qu’il n’y paraît...

Dans le cadre de vos dossiers internationaux vous serez probablement amené à faire réaliser une traduction certifiée d’un ou de plusieurs documents. La plupart l’ignorent, mais ce type de traduction implique en fait une procédure beaucoup plus longue qu’une simple traduction libre.

1. Traduction certifiée ou traduction libre ?

Pour ouvrir une filiale à l’étranger ou effectuer une opération à l’étranger, il n’est pas rare que les autorités du pays de destination concerné demandent de présenter un extrait Kbis à jour de votre société en France, ou tout autre document de ce type. Vous devez alors fournir une « traduction certifiée » par un traducteur assermenté (parfois aussi appelée « traduction assermentée » ou « traduction jurée »). Le traducteur assermenté (traducteur expert près une Cour d’Appel) appose son cachet et sa signature sur la traduction et sur l’original pour certifier la conformité de la traduction avec l’original. Une traduction certifiée peut vous être demandée pour tout document. Pour savoir si ce type de traduction est nécessaire, adressez vous de préférence à l’autorité (tribunal, administration, etc.) qui vous a demandé ladite traduction.

Il est très important de savoir dès le début si une traduction certifiée est nécessaire ou non car le prix et le délai de réalisation diffèrent sensiblement de ceux d’une traduction non-certifiée (plus généralement appelée « traduction libre »). Une traduction certifiée coûte en effet beaucoup plus cher (le traducteur assermenté engage sa responsabilité) et nécessite des délais plus importants (les traducteurs assermentés sont beaucoup moins nombreux que leurs confrères non assermentés, et sont donc très sollicités et peu disponibles).

Notez cependant que le fait qu’un traducteur soit « assermenté » ne signifie pas qu’il a une compétence particulière pour bien traduire les documents juridiques mais seulement qu’il dispose d’un diplôme adéquat et reconnu de niveau Bac+5 et qu’il a prêté serment devant une Cour d’Appel. Les traducteurs assermentés peuvent ainsi être spécialisés dans des domaines variés qui peuvent être nécessaires pour certaines traductions ou n’avoir aucune spécialisation particulière.

2. Traduction certifiée à partir de l’original ou à partir d’une copie ?

Pour une traduction certifiée d’un extrait Kbis (ou d’autres documents de ce type), le pays de destination exige généralement que la traduction soit effectuée à partir de l’original et non à partir d’une copie. Concrètement, cela signifie que le traducteur assermenté devra apposer son tampon et sa signature sur l’original papier fourni et non sur une copie papier de l’original.* Vous devrez donc faire parvenir l’original à ce traducteur, ce qui est à prendre en compte dans les délais de réalisation.

* Une certification à partir d’une copie est souvent acceptée pour des traductions qui seront utilisées en France. Cependant, il vaut mieux demander à l’autorité qui exige la traduction certifiée si elle souhaite qu’elle soit effectuée à partir de l’original ou d’une copie.

3. La nécessité d’avoir le document définitif

Un autre aspect à prendre en compte pour les délais est le fait que le traducteur assermenté peut exiger d’avoir l’original papier entre ses mains pour pouvoir commencer sa traduction (auquel cas le délai devisé commence à courir à réception par le traducteur de l’original papier). Ceci s’explique par le fait qu’il n’a aucune garantie que le fichier initialement envoyé par courrier électronique correspondra effectivement au document qui sera fourni en version papier et qui devra être utilisé pour la certification. Et si les différences entre le PDF et l’original papier sont trop importantes, une traduction effectuée à partir du PDF est autant de temps perdu pour le traducteur qui devra modifier en profondeur sa traduction, voire tout recommencer.

De manière générale, il est préférable que le document à traduire soit dans sa version finale au moment où la traduction est lancée. En effet, une fois terminée, imprimée, certifiée et envoyée par courrier ou par coursier (la traduction certifiée est sous format papier), la traduction certifiée ne pourra plus être modifiée. L’ajout d’une date ou d’une phrase supplémentaire nécessitera donc que le traducteur assermenté, s’il est disponible à ce moment là, modifie sa traduction (notez que certains traducteurs assermentés ne conservent le fichier numérique de leur traduction que pendant quelques mois), imprime la nouvelle traduction (et l’original si la certification doit être faite à partir d’une copie), appose ses tampons et signatures sur les différentes pages de la traduction et de l’original, et renvoie le tout par courrier ou par coursier, avec bien sûr les coûts et délais qui en découlent. Sans oublier que, en cas de certification à partir de l’original papier, la nouvelle version papier de l’original doit auparavant être envoyée au traducteur assermenté.

SOURCE : village-justice.com

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 12:48

tarif

 

Nos traductions sont certifiées par des traducteurs assermentés auprès de Cours d'Appel françaises. Nous pouvons également fournir des traductions certifiées en Allemagne et au Royaume-Uni.

 

Pour obtenir un devis rapidement, contactez-nous par mail à l'adresse électronique  contact@linguaspirit.com ou appelez-nous au 01 45 26 49 39.


Vous recevrez un devis gratuit et, dans la plupart des cas, la prestation est réalisée en 2 à 3 jours !

 

Quel budget prévoir ?


Le tarif dépend de la combinaison linguistique, du délai demandé et du type de documents soumis. La facturation se fait à la page ou au mot, selon le type de documents. En règle générale, il faut compter entre 35 et 70 euros par page.

Plus vous aurez de documents à traduire, moins le tarif à la page sera élevé. 

 

Quel est le délai de livraison ?


Le délai de livraison d'un dossier de trois pages ou moins est compris entre 2 et 3 jours ouvrables, la livraison étant effectuée par mél ainsi que par courrier postal.

 

Et pour les urgences ?


Dans le cas d'une livraison urgente, sous moins de 48 heures, une majoration sera appliquée au tarif normal.

 

Le tarif dossier : Plus vous faites traduire, moins vous payez !


Cliquez ici pour nous indiquer le type de documents et le nombre de pages ou les envoyer en pièces jointes 

 

Nos prestations habituelles:  

Traduction assermentée de relevés de notes

Traduction assermentée de diplômes

Traduction assermentée de lettres de référence ou de recommandation

 Traduction assermentée d'attestations (bancaires, médicales etc.)

Traduction assermentée d’extrait d’acte de naissance

Traduction assermentée d’extrait d’acte de décès

Traduction assermentée d’extrait de casier judiciaire

Traduction assermentée de permis de conduire

Traduction assermentée de jugements (de divorce, d’adoption, etc)

Traduction assermentée d’extrait d’acte de mariage

Traduction assermentée de certificat d’hébergement

Traduction assermentée de certificat de résidence

Traduction assermentée de carte de sécurité sociale

Traduction assermentée de statuts de société

Traduction assermentée d’extrait Kbis

Traduction assermentée de dossiers judiciaires

Traduction assermentée de Livrets de famille

 

 

 Pour toute demande de renseignements, cliquez ici !

 

 

Ou appelez-nous au 01 45 26 49 39 !

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