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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 14:24

La traduction, en tant que transfert culturel, permet à deux civilisations différentes de communiquer. Le traducteur agit donc comme un médiateur entre les usagers de la langue source et ceux de la langue cible. Il ne s’agit alors pas simplement de traduire des mots mais également des concepts, souvent propres à une civilisation possédant sa propre façon de penser. Et ceux-ci peuvent s’avérer très difficiles à traduire. En effet, lors de la traduction de ces derniers, le traducteur doit faire en sorte de préserver l’identité du terme culturel tout en étant conscient de ne pas pouvoir intégrer l’ensemble du concept dans sa spécificité.

 

Quels sont ces mots « à fort contenu culturel » (« culture-bound terms ») qui posent problème lors d’une traduction ?

Les termes « à fort contenu culturel », ou « culture-bound terms » en anglais,  illustrent une culture matérielle différente (architecture, vêtements, plats et boissons, unités de mesure, etc.), un système socio-culturel spécifique (religion, rituels, système économique, administratif, politique, militaire, etc.) et des relations particulières établies  entre les membres d’une communauté. Ces termes sont donc nombreux dans les documents légaux et dans le domaine des sciences humaines.

 

Comment traduire ces mots à fort contenu culturel ?

Lors du processus de traduction, et face à ces termes à fort contenu culturel, le traducteur doit opter pour le procédé le plus adapté pour évoquer une réalité propre à une culture donnée. Il existe quatre manières différentes de traduire des termes culturellement marqués : l’emprunt et la traduction littérale (ou calque) qui sont des procédés directs et la traduction par un équivalent culturel/fonctionnel et la périphrase (ou traduction explicative) qui sont des procédés indirects. Chacun de ces procédés a sa spécificité. Il doit être choisi en fonction du public ciblé par la traduction, du domaine et du style du texte. En effet, si les traducteurs choisissent le plus souvent de conserver le terme dans la langue source en l'expliquant dans le corps du texte ou en note de bas de page, ce procédé peut s'avérer lourd et, par exemple, altérer le style d'un texte littéraire.

 

Le dilemne du traducteur : « traduire ou expliquer ? », telle est la question.

Bien qu'elle ne soit pas le seul problème rencontré par les traducteurs, la traduction des termes à fort contenu culturel illustre parfaitement les dilemmes et exigences du traducteur qui ne peut jamais intégrer la totalité des idées contenues dans un texte source et doit faire des choix afin de préserver l’identité et le sens des termes du texte. Quel que soit son choix, il doit y avoir pleinement réfléchi car en traduisant, il offre la possibilité à deux civilisations de communiquer et de se comprendre et toute erreur peut s'avérer fatale à la compréhension ou entraîner une mauvaise interprétation du texte.

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Published by LinguaSpirit - dans Bonnes pratiques
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